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salgado1Je vous propose de partir à la découverte d’un photographe. Son nom est Sebastião Salgado. Il est né au Brésil en 1944. Son histoire est peu banale et fait partie de celles que j’apprécie tout particulièrement, celles d’une rencontre entre des hommes ou des femmes avec une passion.

Elève brillant, Sebastião opte pour des études d’économie. Tout jeune diplômé de l’université de Sao Paulo, il rejoint la France pour poursuivre sa formation et obtient un doctorat en économie agricole. Il est alors immédiatement recruté par l’Organisation Internationale du Café à Londres. Ces débuts prometteurs laisse entrevoir une carrière ambitieuse mais il n’en sera rien, du moins dans le monde de l »Economie puisque Mronsieur Salgado se découvre une passion pour la photographie dont il va apprendre les rudiments en autodidacte. La suite, … est sûrement loin de ses rêves les plus fous! Il est engagé dès 1974 par une des plus grosses agences photographique: L’agence Sygma (fondée par un de mes photographes préféré: Raymond Depardon). Puis débauché par l’agence Gamma et finalement par Magnum. Il finit par créer sa propre agence Amazonas Images, totalement dédiée à son travail et embauche sa femme en tant qu’agent.

Il ne travaille qu’en noir et blanc et utilise autant l’argentique que le numérique. Sa carte de visite est impressionnante: Il a reçu de très nombreux prix, il est également Ambassadeur de Bonne Volonté auprès de L’UNICEF et membre honoraire de The Academy of Arts and Science aux Etats-Unis.

L’exposition que nous avons eu la chance de voir est consacrée à son dernier projet: Genesis. Un vaste projet qui a débuté en 2004 et qui est une véritable invitation a redécouvrir notre planète dans toute son authenticité. Une séries de photographies de paysages immaculés, de faune, de flore et de peuples indigènes prises aux quatre coins du monde. Une invitation au questionnement: Que sommes nous en train de faire à cette Planète? Avons-nous oublié d’où nous venons tous? A-t-on le droit de tout saccager comme nous sommes en train de le faire?

Et puis, il y a ces images absolument magnifiques. On reste littéralement stotché sur certaines, moins sur d’autres. On s’étonne en voyant ces hommes et femmes qui semblent vivre ailleurs mais qui partagent pourtant la même planète que nous. On s’émeut en réalisant que certains paysages, certaines animaux, certaines communautés humaines vont disparaître … On quitte momentanément cette société de surconsommation dans laquelle on vit et on s’épanouit pour revenir à l’essentiel: La nature.

Cette exposition est visible au Musée de l’Elysée à Lausanne jusqu’au 5 Janvier (Tarif: 6 euros env. – Entrée donnant l’accès à deux autres musées de la ville) mais aussi à Paris, à la Maison Européenne de la Photographie (Tarif: 8 euros) jusqu’au 5 Janvier également.

Enfin, je tenais à vous parler d’une association que j’ai découvert grâce à l’émission Rendez-vous en Terre Inconnue, qui lutte pour la défense des peuples indigènes: Survival International. Je vous invite à parcourir leur site internet et à découvrir ces peuples marginaux, n’appartenant pas à l’économie mondiale mais qui ont tant à nous apprendre et qu’il faut surtout protéger pour ne pas les laisser disparaître dans l’indifférence la plus totale.

A bi

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