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9moisAriane Felder ne vit que pour son travail. Juge aux mœurs, ses journées se résument à de nombreuses heures passées à étudier des dossiers dans son minuscule bureau. Sa seule fantaisie, l’usage intensif de Stabilo de toutes les couleurs. En ce soir du réveillon, elle n’a bien entendu pas modifié son emploi du temps. Une longue soirée de travail l’attend, sauf que … ses collègues en ont décidé autrement et vont l’arracher de son bureau afin qu’elle se joigne à eux, le temps d’une soirée.

On ne peut pas vraiment dire que la perspective d’une soirée l’enchante mais Ariane se laisse emporter. Bon Ok, elle a peut-être trop bu et dû supporter son boulet de collègue (Vous savez celui qui est lourd et pas drôle mais qui a toujours envie de venir taper la discute avec vous ? Vous voyez le genre?), rien de bien méchant en soi. Une soirée ordinaire, vite passée vite oubliée.

Mais voilà, Ariane ne va pas bien : Elle a de violentes douleurs au ventre, des nausées … Quelle ne va pas être sa surprise quand le médecin lui annonce la cause de tous ces maux : Une grossesse ! Comment est-ce possible alors qu’elle a toujours pris soin de garder ses distances avec la gente masculine?

C’est d’une manière toute professionnelle, qu’elle va mener l’enquête et remonter jusqu’à cette fameuse soirée du 31 Décembre et au père de l’enfant incarné par Albert Dupontel lui-même. Le reste n’est que situations cocasses, humour grinçant et rires parmi les spectateurs.  Il n’y a pas de demi-mesure avec cet acteur et réalisateur: On adore ou on déteste.

Je fais partie de ces personnes qui aiment la dérision (surtout l’auto-dérision), un art que Dupontel manie avec brio. Cette société dans laquelle nous vivons, où le politiquement correct est de rigueur, et où il n’est pas de bon ton de rire de certains sujets, cette société qui nous empêche de prendre du recul et d’arriver à relativiser nos tracas quotidiens.

Albert Dupontel mets les deux pieds dans le plat, une fois de plus pourrais-je dire, et nous propose un délire autour d’un sujet tristement d’actualité: Le déni de grossesse. Exit les réflexions liées à ce sujet, Dupontel nous offre là l’occasion d’en rire à gorge déployée comme nous avions réussi à rire dans Le Bruit des Glaçons ayant pourtant comme thème central le cancer, une maladie terrifiante qui décime toujours autant de personnes.

On regrettera quand même une deuxième moitié de film en demi teinte, beaucoup moins folle, beaucoup plus conventionnelle et donc forcément moins drôle.

Si vous souffrez d’allergie aux plaisanteries déplacées, à l’humour de deuxième degré, passez votre chemin! Sinon, foncez le voir sans plus attendre! Fous rires garantis!

Bonne séance!

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