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lausanne2On s’était inscrit en début de saison pour avoir une occasion supplémentaire de passer sous les 1h45 après deux premières courses très prometteuses (Semi-marathon de Paris en mars & Semi-marathon de Genève en mai).

Le parcours est relativement simple, il suit la route qui longe le lac Léman depuis Vevey (La tour-de-Peilz exactement) jusqu’à Lausanne (Quartier d’Ouchy), coincée entre les vignobles et le lac, offrant une vue imprenable sur la France et les Alpes! Ajouté à celà les couleurs et lumières automnales et vous avez la recette d’un parcours inoubliable! (Si la météo est de la partie!)

Le Semi-marathon de Lausanne devait clôturer la saison en beauté. Sauf que, les choses ne se sont pas déroulées comme prévues, loin de là.

Il y a eu la blessure du copain qui l’a contraint à ranger les baskets plus de deux mois et à prendre le départ sans aucune préparation, la fatigue relativement intense que je n’arrive pas vraiment à surmonter depuis 1 mois, la tempête qui a sévit sur Lausanne dans la nuit de samedi à dimanche qui nous a réveillé à plusieurs reprises, la femme de ménage qui après avoir tambouriné à la porte est entrée dans la chambre et nous a réveillé en sursaut (Grande première !!!), le petit déjeuner franchement pas bon que j’ai passé les yeux rivés vers la fenêtre pour observer le déluge et essayer de me convaincre de prendre quand même le départ, et puis ce coup de fil mystérieux au moment de prendre le départ …

Bref, je n’étais pas vraiment convaincue de pouvoir faire une performance inoubliable sur cette ultime course de 2013.

L’organisation suisse est absolument remarquable, aucun stress pour rallier le départ, pour trouver son SAS, pour déposer ses affaires ou pour aller au WC. Tout est clairement indiqué, rien n’est laissé au hasard … Inutile non plus d’arriver très en avance, tout est fait pour faciliter la vie des coureurs, le départ se fait par vague, chacune espacée de 5min de la précédente ! Les départs de courses se font toujours plus sereinement dans ce pays champion de la logistique !

Nous étions dans le SAS « Moins de 1h45 », plutôt vers l’arrière pour ne pas gêner vu que nous allions vraisemblablement partir plus lentement.

lausanne

J’ai su dès les premières minutes que la course allait être pour moi un calvaire. Trop couverte par peur d’un déluge similaire à celui que nous avions pu observer en nous levant,  j’ai pris chaud dès les premières foulées. Le souffle plus ou moins coupé, un début de point de côté et un départ en légère montée, il ne m’en fallait pas plus pour passer dans le rouge. Et malheureusement, même en ayant considérablement ralenti dès le Kilomètre 3, je n’ai jamais pu retrouver mon rythme. Et le fort vent contraire tout au long du parcours n’a pas arrangé les choses!

Le fait de courir des marathons, d’être habituée à courir avec la hargne et l’envie de ne pas baisser les bras m’ont permis de tenir moralement et d’ignorer les appels incessants à la marche.  Les kilomètres ont défilé au ralenti,  et il a fallu lutter contre un vent contraire très prononcé.  Lorsque le ballon des 1h50 nous a doublés, nous avons essayé d’emboîter le pas, histoire de courir en peloton et de se protéger un peu du vent mais le rythme était bien trop soutenu et nous avons dû nous résigner à la laisser partir.

14 …15 …16 … C’est marrant tout ce qu’on peut se dire en courant pour essayer de se motiver. « Allez, tu as fait plus de la moitié », « Il reste 5km, la distance de tes footings de récup », « Si tu t’arrêtes, ça sera d’autant plus long », « Pense à ton CR, as-tu envie d’écrire que tu as marché ? » … Le pire c’est de penser au marathon, et de s’imaginer peiner de la même façon après 5 ou 6 km. Bref, il s’en passe des choses dans la tête dans les jours « sans ».

Comme je n’arrivais pas à m’alimenter (comme bien souvent en course), j’ai commencé à manquer sérieusement d’énergie vers le kilomètre 19. Je me suis arrêtée au ravitaillement, j’ai bu un gobelet de boisson énergisante (Merci Powerbar!) et je suis repartie avec la promesse de ne plus m’arrêter.

Le très attendu Kilomètre 20 est arrivé et j’ai accéléré. J’ai donné tout ce que j’avais pour finir en beauté. Ce fût l’arrivée la plus longue de toutes mes courses. Pas moins de 4 arches à franchir et un tapis rouge qui n’en finissait pas avant de passer la ligne d’arrivée!

Temps officiel : 1h56’02! Loin, très loin de mes derniers chronos et surtout une peine inimaginable pour arriver à un résultat si modeste, voir honteux compte tenu de mon récent entraînement.

Je ne suis malheureusement pas parvenue à passer sous les 1h45’ sur le semi. Rendez-vous en 2014 pour le Semi-marathon de Paris!

A bientôt!

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