Mots-clefs

, , , ,

photoMême si j’ai maintenant un nombre certain de course à mon actif, je dois vous avouer que je ne me présente jamais véritablement sereine au départ.
Cette fois-ci, le stress est arrivé au beau milieu de la nuit lorsque mon estomac capricieux a manifesté son mécontentement quant au menu de la veille. Non que j’ai versé subitement dans les excès, mais mon plat de spaghettis par ailleurs délicieux a eu le mauvais goût d’être légèrement épicé. J’ai donc passé un sale moment avant d’arriver à me rendormir, fort heureusement. Entretemps, mes velléités de record sur la distance avaient pris un peu de plomb dans l’aile!

Au petit matin (7h45 … Un sacrilège pour un dimanche), alors que Jason Mraz fredonnait « I feel Good », j’ai ouvert les yeux et immédiatement constaté que mon estomac avait enfin lâché l’affaire. On ne pas dire que c’était la grande forme, quelques séquelles m’ont décidé à faire l’impasse sur le petit déjeuner de l’hôtel. Comme je n’ai franchement envie de retenter l’expérience du malaise d’hypoglycémie, j’ai avalé un croissant avant de partir.

Dix minutes de métro plus tard, nous sommes arrivés aux abords du Palais Royal où était donné le départ. Nouvelles inquiétudes, pas pour moi ce coup-ci mais pour le copain dont c’était les premières foulées (clandestines) depuis son arrêt forcé dû à sa tendinite. Après quelques minutes de trot, aucune alerte de ce côté … C’est à ce moment que j’ai aperçu deux joggeuses dont les visages ne m’étaient pas inconnu. Un véritable exploit quand on sait a quel point je ne suis pas physionomiste! Une rencontre fort sympathique (Rendez-vous compte que j’ai pu à cette occasion côtoyer le dossard Numéro 1!!!) qui a renvoyé mes angoisses d’avant course aux oubliettes!

Puis il a fallut se séparer, et je me suis retrouvée à nouveau seule, au milieu de la foule. Habituée à attendre avec le copain, je n’apprécie pas ces moments d’attente telles des sardines rangées dans une boîte. Surtout que les sas de départ n’étaient pas assez vastes pour accueillir tous les concurrents. J’ai donc patienter à l’extérieur pendant que Denis Brogniart donnait le départ et perdu un peu d’énergie à rejoindre la ligne.

Le premier kilomètre fût franchement le plus excitant: L’euphorie du départ, courir avec le Palais Garnier en point de mire et entendre les encouragements de la foule. Du pur bonheur! Et puis, on a tourné sur le Boulevard des Capucines et rejoint l’avenue de Rivoli, débarrassée de son habituelle foule de consommateurs effrénés. C’est à ce moment là que ma montre a décidé de se faire la malle. Le bracelet a lâché. Par chance, j’ai réussi à la récupérer et décidé de courir en la tenant dans la main. Y a mieux!

Le problème c’est que je cours depuis maintenant 2 ans avec cette montre qui s’est substitué à toute forme de réflexion de ma part quant à mon allure de course, la distance déjà parcourue, le chronomètre … Sa perte en tout début de course m’a donc forcé à courir aux sensations. Dès lors difficile de viser juste. J’ai eu comme l’impression d’être une équilibriste en train d’effectuer une numéro sur corde tendue! Comment courir à mon maximum sans me mettre dans le rouge au niveau cardiaque ni risquer l’hypoglycémie. Et tout ça dans un Paris quasi désert, avec pour seuls bruits celui des semelles battant l’asphalte et les respirations bruyantes de certains coureurs.

Je ne saurai probablement pas jusqu’à ma prochaine course si j’ai bien géré mon effort. Toujours est t’il que je suis arrivée plutôt fraîche au kilomètre 9, où nous avons retrouvé enfin l’ambiance délirante du départ. Très sympa les encouragements au porte voix et l’idée de la zone photo!!!

Nike nous avait réservé une belle surprise: La possibilité de continuer à courir après la ligne d’arrivée. Je n’ai pas choisi cette option mais je n’ai entendu que du bien de l’ambiance qui régnait sur ce 11ième kilomètre.

A l’arrivée le chronomètre affichait un peu plus de 49′! Premier soulagement, je suis sous les 50′! J’ai récupéré ma modeste médaille. L’émotion ne peut être aussi intense que celle qui me submerge lorsque je suis allée au bout de moi-même. Lorsque j’ai souffert, lorsque je me suis épuisée à garder le moral malgré la souffrance, lorsque j’ai fait le forcing pour ne pas marcher! Courir un 10km n’est pas anodin mais c’est un effort moins long, qui me permet à l’arrivée de ne pas se « lâcher » et m’évitera de verser une petite l’arme même si un jour j’explose mon record personnel!

Revenons à la course dont il est question. J’ai tranquillement cheminé jusqu’à la zone de ravitaillement avant de m’apercevoir que le chronomètre de Nike+ tournait toujours!!! Au moment de synchroniser la course, il m’affiche mon nouveau record personnel: 46’24 ». Incroyable! J’aime à imaginer la tête que j’ai dû avoir à ce moment là, le visage paré d’une expression de béatitude!

Et puis, je me suis dit que j’allais attendre les résultats officiels avant de sauter de joie, et je crois que j’ai bien fait. Car c’est maintenant avéré, mon application Nike+ est très généreuse avec moi! Je suis relativement loin de ce chrono de rêve puisque je termine en 48’24 ». Pas de record personnel si je m’en tiens a celui enregistré dans l’application Garmin Connect, un record personnel battu de plus d’une minute si je me fie plutôt a Nike+ … Je vais donc retenir le temps officiel corrigé (Temps Scratch pour les connaisseurs).Je termine donc ce week-end un peu perplexe quant à ma performance sportive. La course, quant à elle, m’a bien plue. Nike dépoussière un peu l’univers du Running et il le prouve encore en organisant cette course originale (où l’on peut encore courir après l’arrivée, ou l’on vous encourage au porte voix, ou l’on vous préviens quand vous allez être photographié …). Enfin, je suis très heureuse d’avoir fait de belles rencontres dont certaines me tenaient particulièrement à cœur! Merci à toutes celles et ceux avec qui nous avons pu discuter avant et après course! Au plaisir de vous revoir!

Il s’agissait vraissemblablement de mon dernier 10Km de l’année. Je reste cependant sur ma faim, n’ayant pu satisfaire ma soif de record personnel cette fois-ci. Il se pourrait donc bien que je m’aligne à nouveau sur la distance pour y remédier. En attendant, place au repos avant ma prochaine échéance: Le Semi-Marathon de Lausanne à la fin du mois!

A bientôt.

Publicités