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achilleJ’ai perdu depuis maintenant un mois et demi mon partenaire de course à pieds. Ce dernier souffre en effet d’une tendinite du tendon d’Achille qui l’a contraint à l’arrêt de l’entraînement jusqu’à disparition des symptômes. Cela m’a donné l’idée d’ouvrir une nouvelle rubrique sur le blog pour vous parler des bobos des coureurs. Dans la rubrique « Infirmerie », vous trouverez des informations sur les principales blessures du coureur et des conseils pour les éviter. Nous commençons aujourd’hui par une des pathologies les plus courantes du coureur à pieds: La tendinite du tendon d’Achille.

Quels sont les symptômes?

Les symptômes de la tendinite du tendon d’Achille sont facilement identifiables. Il s’agit dans un premier temps d’une légère douleur au niveau de l’arrière de votre cheville qui survient après l’activité sportive et qui disparaît assez vite au repos. Si malgré ce signe annonciateur de problèmes au niveau de votre tendon vous persistez à continuer de courir cette douleur va s’intensifier et apparaître en dehors des périodes d’entraînement, particulièrement le matin lors du réveil. Si à la palpation de votre tendon, vous ressentez la présence d’une petite « boule » (un nodule pour les initiés), c’est que la tendinite est particulièrement avancée. L’arrêt de la course à pieds est inévitable sous peine de risquer la rupture du tendon d’Achille, particulièrement douloureuse et nécessitant une convalescence d’environ 6 mois!

Quel traitement?

Il n’y a pas meilleur traitement que le repos sportif pour guérir une tendinite. Il est fortement recommander de glacer l’arrière du pied. Mais attention ne le faites pas n’importe comment: L’idéal est d’effectuer des glaçages répétés de 10min environ. Pour ce faire, munissez d’un sachet de petits-pois surgelés, emballez-le dans un torchon. Asseyez-vous et placez votre pied vêtu de sa chaussette dessus. Remède de grand-mère mais redoutablement efficace!

Si les symptômes persistent malgré tout après plusieurs semaines de repos , des soins de kinésithérapie peuvent être prescrits et consisteront essentiellement en des massages de la zone touchée et par des séances d’ultrasons. Le médecin peut éventuellement vous prescrire des anti-inflammatoires locaux ou oraux en fonction de la gravité de la tendinite. Sachez que ces derniers sont loin d’être miraculeux et présentent des effets secondaires notoires. Pour les cas les plus sérieux, une immobilisations du pied peut être recommandée ou encore une opération chirurgicale! Vous l’aurez compris, il ne faut pas surtout pas prendre à la légère une suspicion de tendinite. Soyez vigilants: N’hésitez pas à vous octroyer une semaine de repos en cas de douleurs à l’arrière de la cheville et à consulter un médecin si cette douleur est récurrente. Plus vite vous vous mettrez au repos, plus rapide seront la guérison et la reprise de l’entraînement!

Quel prévention?

« Mieux vaut prévenir que guérir » comme le suggère le célèbre proverbe. Que faut-il faire concrètement pour éviter au maximum de développer une tendinite du tendon d’Achille?

Il faut:

Ne jamais négliger la phase d’échauffement lors de vos entraînements (20min minimum). Ne pas oublier que plus la température est basse, plus l’échauffement doit être long et qu’il doit toujours être progressif, afin d’éviter les blessures.

Ne jamais négliger les étirements. Il faut en faire à la fin de chaque entraînement. Consacrez-y environ 10min en fin de séance. N’hésitez pas à aller faire un tour par ici si vous ne savez pas comment vous y prendre! Ayez une attention toute particulière pour les étirements des mollets, indispensables pour relâcher la tension induite par la course sur le tendon d’Achille! Vous pouvez également en faire les jours où vous ne courrez pas.

– Pratiquer une activité complémentaire permettant de lutter contre la perte de souplesse dont sont victimes tous les coureurs. Le Pilates est particulièrement recommandé car il permet non seulement un renforcement de la sangle abdominale profonde (essentielle pour vous mesdames et très utile pour tous les coureurs qui souhaitent progresser) mais également un travail complet d’étirements.

Penser à vous hydrater régulièrement. Avant, pendant et après l’entraînement mais également les jours où vous ne courrez pas. Privilégiez les menus comportant des fruits et légumes après vos entraînements, buvez régulièrement de l’eau minérale. Evitez l’alcool qui déshydrate énormément. Bref, veillez à votre alimentation si vous souhaitez courir régulièrement.

Ne pas changer brutalement votre volume d’entraînement. Si vous souhaitez vous entraîner plus, augmentez petit à petit la fréquence et l’intensité de vos séances afin de donner à votre corps le temps de s’adapter.

Ne jamais faire abstraction de votre âge. Plus nous vieillissons, plus nous devons être à l’écoute de notre corps. Ce dernier met en effet plus longtemps à récupérer de nos excès. Les blessures arrivent rarement sans crier gare. Plus vous serez à l’écoute de vos sensations, plus vous aurez de chance de repérer leurs signes avant coureurs. Sachez vous arrêter à temps pour éviter les convalescences trop longues!

A bientôt!

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