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soussurveillanceReplongeons-nous dans les sixties outre-atlantique, les Etats-Unis sont alors en pleine période contestataire et notamment dans les milieux estudiantins.

Students for a Democratic Society (Sigle SDS) est une organisation étudiante de contestation qui refusait bien entendu le communisme mais également l’anticommunisme alors exacerbé en pleine Guerre Froide. Cette organisation a réussi  à fédérer le radicalisme étudiante nourrit par l’opposition à la Guerre du Vietnam. Elle fût dissolution en 1969 mais fit des émules parmi lesquels le collectif des Weathermen (en référence à une chanson de Bob Dylan). Leur but: Pratiquer la guérilla urbaine. Leurs actions: Une vingtaine d’attentats à la bombe qui ne firent aucune victime. Le collectif visait exclusivement les bâtiments officiels mêlés de près ou de loin à la Guerre du Vietnam. Ce qui lui valut tout de même d’être classé parmi les organisations terroristes par le FBI. La traque de ses membres fût impitoyable mais nombre d’entre eux parvinrent heureusement à disparaître en passant dans la clandestinité grâce à un réseau impressionnant de sympathisants. Une fois clandestin, les Weathermen disparurent pour laisser place au Weather Underground.

Sous surveillance s’ouvre sur l’arrestation, bien des années après, d’une militante des Weather Underground. Bien décidé à soutirer à l’inculpée des informations concernant les autres membres du collectif encore en cavale, les enquêteurs vont se heurter à la solidarité encore intacte qui règne entre ces anciens d’étudiants devenus entre temps de respectables citoyens. En revanche, un jeune et ambitieux journaliste, interprété par un Shia LaBeouf passionné comme jamais, va réussir au nez et à la barbe des agents chevronnés du FBI à découvrir des informations cruciales.

On peut regretter que le contexte historique omniprésent dans les premières minutes  disparaissent très rapidement pour faire place à une romance peu crédible. Sous surveillance est loin d’être le meilleur film de Robert Redford en tant que réalisateur. Je vous recommande plutôt de voir un des ses meilleurs film: La Légende de Bagger Vance avec Matt Damon et Will Smith.

Difficile d’incriminer le jeu des acteurs tant le scénario est pauvre et sans véritable surprise. Nombre de rebondissements sont téléphonés et on parvient aisément à prédire le déroulement de l’intrigue, voir à deviner la fin!

En somme, ce film est décevant.

Bonne séance!

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