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marathonDans quelques jours, j’entamerai la difficile quinzaine d’avant marathon.

En effet, le 1er juin à 12h00 s’élancera le Marathon de Stockholm, point d’orgue de ma saison 2013 de running. La tension est encore loin d’être à son comble mais néanmoins les choses sérieuses commencent déjà. La phase d’entrainement se termine, place à la récupération et aux réglages: Le matériel, l’alimentation, la préparation mentale … Il reste quinze jours pour faire le nécessaire et supprimer le maximum d’imprévus. Voici une liste non exhaustive des choses auxquelles vous devez absolument penser avant le départ de la course:

  • Le voyage et l’hébergement

Pensez à vérifier que vous n’avez rien oublier concernant l’organisation de votre voyage pour vous rendre au départ de la course: Billets d’avion, Réservation de la chambre d’hôtel … Cela peut paraître évident mais je vous assure qu’une vérification est nécessaire.

Pour preuve, l’anecdote qui m’est arrivée l’année dernière. Comme pour chaque marathon, nous réservons notre voyage et notre hébergement au moment où notre inscription à la course est confirmée, parfois une année en avance (J’aime m’inscrire au prochain marathon immédiatement après en avoir fini un!). C’est ce que nous avons fait l’année dernière mais, quelques mois après, la compagnie aérienne nous a informé que le vol que nous avions réservé était annulé et nous a proposé une solution de remplacement que nous avons déclinée. Nous devions donc contacter une autre compagnie afin de réserver de nouveaux billets… Le jour du départ est arrivé et nous avons réalisé en arrivant à l’aéroport que nous avions oublié d’effectuer une nouvelle réservation! Fort heureusement, nous avons réussi à trouver un vol à la dernière minute (Je ne vous cache pas que celà à entraîner quelques frais supplémentaire et énormément de stress) et nous sommes arrivés à tant pour le départ!

Ne négligez donc aucun aspect de l’organisation de votre voyage. Tout imprévu étant une source de stress supplémentaire qu’il faut éviter à tout prix.

  • L’alimentation

La période qui précède une marathon est particulièrement sensible au niveau de l’alimentation. Il faut faire en sorte d’être dans les meilleures disposition pour le jour J. Des problèmes gastro-intestinaux peuvent vous gâcher la vie, croyez-moi! Je n’ai pas d’anecdote aussi révélatrice que celle évoquée plus haut mais il convient d’adapter son alimentation afin de prévenir certains désagréments. Il faut modifier son alimentation afin de mettre en « veille » son système digestif, en lui servant des aliments faciles à digérer et relativement neutre. Je vous invite à consulter cet article, consacré à l’alimentation du coureur où je donne quelques conseils pour ne pas faire d’erreur susceptible de gâcher cette course que vous attendez tant!

  • Le matériel

Le matériel c’est le nerf de la guerre au marathon. Sachez que l’on ne court pas 42 kilomètres avec des nouvelles baskets, que le mini short est ultra sexy mais l’intérieur des cuisses rouge écrevisse à l’arrivée nettement moins, qu’il vaut mieux avoir un peu froid en attendant le départ que d’avoir trop chaud après quelques kilomètres. Dans l’idéal, il faut emmener une tenue pour chaque configuration météo (du relativement froid au très ensoleillé!).

Voici encore une anecdote qui illustre bien, combien un tenue inadaptée peut conduire à la catastrophe. Toujours l’année dernière, j’ai quitté Genève sous un soleil de plomb (tout l’inverse d’aujourd’hui où il pleut des cordes et où la température dépasse très légèrement celle du mois d’octobre dernier), emportant avec moi une tenue relativement légère et très peu imperméable. En arrivant à Stockholm, j’ai eu la surprise de découvrir qu’il allait pleuvoir tout le weekend, que le vent allait souffler en rafale et que la température ne dépasserait par les 5°C. Mon marathon s’est malheureusement arrêté au 38ème kilomètre, et je ne sais pas trop comment la journée se serait terminée pour moi si une merveilleuse inconnue suédoise ne m’avait pas accueilli chez elle et avait fait des pieds et des mains pour que j’arrive après plusieurs heures à me réchauffer. L’hypothermie (baisse importante de la température corporelle) comme l’hyperthermie (hausse importante de la température corporelle) d’ailleurs, peuvent non seulement vous empêcher de terminer votre course (même dans les tous derniers kilomètres 😦 ) mais également vous mener tout droit aux urgences. Pour preuve, un coureur est mort cette année au Semi-Marathon de Tel Aviv (Israel), victime d’hyperthermie. Si vous êtes du genre plutôt frileuse ou frileux, n’hésitez pas à rejoindre le départ vêtue d’une couverture de survie (disponibles dans les pharmacies) ou si le temps est particulièrement humide d’un très grand sac poubelle (OK, c’est pas super tendance, quoique … la mode dans les sas de départ peut être parfois surprenante)

  • Les ravitaillements

Il est important (surtout par grosse chaleur) de s’hydrater et ce le plus régulièrement possible. L’idéal est de boire de petites gorgées tous les 1 ou 2 kilomètres pour éviter que l’eau ne s’accumule dans le ventre et finissent par vous causer des douleurs. Concernant l’alimentation pendant l’effort, c’est à chacun de trouver la formule qui fonctionne (Gels, pâtes de fruits, barres énergétiques …) Le tout est de ne pas innover: Le jour de la course, vous ne devez consommer que des produits que vous avez déjà goûté idéalement lors de vos dernières sorties longues. Vous trouverez également des conseils pour le ravitaillement dans article mentionné plus haut.

  • La récupération

L’erreur du marathonien novice est de terminer sa préparation trop tard, à peine quelques jours avant le Jour J, et de prendre le départ de la course en ayant accumulé trop de fatigue. Quelques kilomètres après le départ, les jambes sont lourdes et la suite un véritable calvaire (crampes, contre-performance et éventuellement blessures).

Il faut savoir s’arrêter à temps et en profiter des deux dernières semaines pour se reposer, pour récupérer. Attention, cela ne signifie surtout pas qu’il faut ranger les baskets. Il faut continuer à courir mais très lentement et pendant très peu de temps. Certains sortent même faire quelques foulées la veille! Personnellement, je ne cours pas les trois derniers jours précédant la course. Il est important également de bien soigner vos pieds pour démarrer votre marathon sans ampoule, et sans douleur articulaire. Adeptes de talons aiguille (comme moi), faites-vous violence et rangez vos plus belles paires d’escarpins au fond du placard à chaussures, toute comme les chaussures à semelles très fines (style ballerines). Sachez-le, c’est la quinzaine des baskets, des Birkenstock, des pantoufles et des tongs …

Si vous suivez tous ces conseils à la lettre, je vous garantis que vous aurez mis toutes les chances de votre côté pour profiter au mieux de votre préparation et donc de votre course. Malheureusement, le marathon est une course à part qui réserve toujours des surprises (pas forcément des mauvaises…). Devenir marathonien c’est non seulement un exploit physique mais également un défi psychique: Il va falloir vous dépasser, vous faire souffrance … L’émotion à la ligne d’arrivée sera à la mesure de votre engagement. Je finirai donc sur cette citation de circonstance de Corneille:

« À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »

A méditer avant de s’élancer …

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