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petitJe fais partie de ces cinéphiles qui n’apprécient pas particulièrement le cinéma français. Je trouve personnellement qu’il manque de modestie dès qu’il aborde d’autres genres que celui de la comédie. Les films comiques se suivent et malheureusement se ressemblent. La magie du cinéma n’opère plus et je me permets de détourner la célèbre phrase d’introduction des albums d’Astérix qui illustre bien le fond de ma pensée.

« Nous sommes en 2013 après Jésus-Christ. Tous les films français sont d’une qualité médiocre … Tous? Non! Certains films nous surprennent comme par exemple Quand je serai petit …. « 

Quand je serai petit… est une comédie dramatique que je n’étais pas allée voir lors de sa sortie en salle en juin dernier. Grâce au temps automnal qui a règné dans ma région durant tout le weekend de l’Ascension, j’ai eu l’occasion de le voir à la maison. Et j’ai eu un véritable coup de coeur pour un film d’une rare originalité dans le monde du cinéma français.

On le doit à Jean-Paul Rouve, le célèbre « Robin des Bois » (Nos jours heureux, Podium, RRRrrrr!),  qui est le scénariste, le réalisateur mais également un des acteurs. Il joue le rôle de Matthias, un adulescent de 40 ans (tout de même!) qui lors d’un voyage croise la route d’un autre Matthias de 30 ans son cadet qui lui rappelle étrangement l’enfant qu’il était. Jusque là rien de très étonnant me direz-vous! Mais au lieu de prendre cette « rencontre » comme un simple hasard, Matthias va chercher a retrouver cet enfant. Ce qu’il va découvrir va totalement le bouleverser, et si Matthias était réellement l’enfant qu’il a été? Cela semble impossible et pourtant tout semble l’indiquer.

Tantôt comédie lorsque cette situation peu banale provoque des scènes plutôt cocasses, tantôt film de science-fiction quant on tente de trouver une explication à la coexistence de deux êtres identiques nés à 30 ans d’intervalle et tantôt drame, ce film est en plus magnifiquement interprété par un casting des plus impressionnants: Benoît Poelvoorde, Miou-Miou, Claudre Brasseur, Gilles Lelouche. Il serait indécent de ne pas mentionner la très belle prestation du jeune Miljan Chatelain, que l’on avait pu apercevoir dans Le Ruban Blanc de Michael Hanecke, Palme d’or au festival de Cannes de 2009, et qui interprète le « jeune » Matthias.

Ce film ne vous laissera pas indifférent, je vous le garantis. Parce qu’on a tous été des enfants et que nombre d’entre nous conserve de cette époque un souvenir merveilleux, comment jugerions-nous cette période de notre vie si on avait l’occasion de la revoir avec nos yeux d’adultes? Correspondrait-elle à la belle image que l’on en a gardé, chercherait-on a trouver les réponses aux questions que l’on s’est toujours posées? Cet magie qui entoure nos souvenirs d’enfants parviendrait-elle à rester intacte au contact de notre vision d’adulte? Autant de questions qui nous viennent à l’esprit au fur et mesure que le film avance et même de longs instants après le générique de fin.

Bref, vous l’aurez compris ce film est touchant, émouvant, voir perturbant! A voir, si comme moi vous ne l’avez pas encore vu.

Bonne séance!

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