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geneveQuinze jours après ma belle prestation sur le Semi-marathon d’Annecy, je retrouvais mon partenaire de Running pour le Semi Marathon de Genève for Unicef.

C’est à Genève que j’ai couru mon premier marathon en 2010 en 4h29’47 »! Piètre performance s’il en est sur marathon mais malheureusement pas de mon fait, puisque j’avais attendu mon copain alors submergé par les crampes dès la mi-parcours. J’ai la satisfaction de me dire que sans moi , il n’aurait peut-être pas fini ou en tout cas pas réussi à finir avec un chrono acceptable.

Comme le dit Haruki Murakami dans son livre Autoportrait de l’auteur en coureur de fond: Un marathon çà se court, çà ne se marche pas. L’expression est joliment tournée mais bien souvent la difficulté de l’épreuve nous conduit à l’ignorer l’espace de quelques minutes et marcher … par épuisement ou par désespoir.

J’ai longtemps considéré que je n’avais pas vraiment couru mon premier marathon, puisque que nous avions dû alterner des phases de marche et de course lente tant les crampes de mon ami étaient virulentes. Mais nous avons récemment fixé la limite à 4h30: Au delà de ce chronomètre, même terminé le marathon n’est pas pris en compte dans notre liste. Ainsi le Marathon de Genève fait partie de mon tableau de chasse pour 13 minuscules secondes. Depuis ma participation le parcours a été modifié et largement améliorer, il n’est donc pas impossible que je m’y aligne à nouveau un jour!

C’est en revanche la deuxième fois que je participe au Semi-marathon. Ma première participation remonte à l’année dernière où j’avais réalisé une très bonne performance (1h49’00 ») malgré un léger malaise d’hypoglycémie à quelques centaines de mètres de l’arrivée. Cette année, nous avons pris le départ sans réelles prétentions compte tenu que mon partenaire revient d’un mois d’arrêt suite à une grosse contracture aux ischio-jambiers, mais le travail de fond que nous effectué durant ce très long hiver a porté ses fruits et nous finissons sur un record personnel pour chacun (1h47’08 »)!

Le parcours du semi-marathon est très roulant. Le départ a lieu dans la charmante commune de Chênes-Bourg, la plus petite commune du canton de Genève que nous délaissons très rapidement pour la campagne genevoise, magnifique au mois de mais. Un peu avant la mi-parcours, le tracé empreinte la Rampe de Vesenaz et nous mène tout droit au Lac Léman. C’est le moment le plus propice du parcours pour se ravitailler et se réhydrater. La descente longue de plus de un kilomètre permet en effet de ne pas ralentir durant cette phase un peu délicate qu’est le ravitaillement. Une fois atteint le bord du lac, on empreintre une interminable ligne droite pour arriver aux beaux quartiers de Genève avec sa ribambelle de boutiques de luxe aux vitrines tout plus alléchantes les unes que les autres. Pour ne rien vous cacher, j’ai un petit faible pour la boutique Christian Louboutin, bien qu’elle ne soit pas spécialisée dans la chaussure de Running!

Quelques mètres avant de traverser le Rhône, un panneau vous indique le 15ème kilomètre! C’est ici que je considère que nous sommes à mi-parcours. En effet, si l’on pondère la distance à la difficulté que l’on met à la parcourir, on peut considérer que la mi-parcours n’est pas au dixième kilomètres mais bien après, au 15ème kilomètre pour ma part!

Une fois le Rhône franchi, on se dirige vers le Parc Mon Repos qui jouxte l’Organisation Mondiale du Commerce après avoir surmonter la dernière difficulté du parcours, une légère montée que je trouve personnellement interminable. Il ne reste plus alors qu’à dérouler comme on dit dans le jargon, autrement dit laisser courir les jambes seules :), pour finir en beauté sur le Pont du Mont Blanc, ou exceptionnellement les piétons on remplacé les voitures! Pensez bien à sourire, mesdames pour la photo du finish!

La compétition a lieu en Suisse et ça se voit. Tout est bien pensé, les ravitaillements, la remise des médailles, la récupération des sacs à la consigne … La combinaison d’un parcours très roulant, d’une date de course au printemps permettant d’éviter le froid hivernal et les chaleurs estivales et d’une organisation sans faille rend ce le Semi-Marathon de Genève propice aux records personnels!

En revanche un mystère demeurre, celui des meneurs d’allure de l’épreuve.

Sachez, pour ceux et celles qui n’ont jamais pris le départ d’un semi-marathon ou d’un marathon qu’il existe des volontaires qui acceptent de courir la course, souvent affublés d’un ballon ou d’un drapeau, en tant que lièvre. Ce sont les meneurs d’allure. Une fois votre objectif déterminé, il suffit de vous calez dans les pas du bon meneur d’allure et si tout se passe bien vous devriez réussir à terminer votre course dans le temps imparti, presque sans encombre. C’est très pratique, si c’est votre première course et que vous avez peur de partir trop vite où si vous avez besoin de vous sentir accompagné d’un bout à l’autre de la course. Mais tous les meneurs d’allure n’ont pas les mêmes plans de course. Certaines partent plus tranquillement et accélèrent dans les derniers kilomètres alors que d’autres partent fissa à l’allure qu’il tiendront durant tout le parcours, certains s’arrêtent aux ravittaillements et pour uriner alors que d’autres ont pris leur disposition et enfin certains vous encourageront et d’autres pas. C’est durant le Marathon de Toulouse Métropole que j’ai eu l’occasion de découvrir les meneurs d’allure les plus sympathiques. Leurs encouragements en fin d’épreuve m’ont permis de battre mon record personnel! Merci à eux! En revanche sur Genève, difficile de comprendre le plan de course du meneur d’allure censé boucler le parcours en 1h50. Parti à une allure folle, nous ne l’avons pas revu jusqu’aux derniers kilomètres où nous l’avons rattrapé puis largement dépasser. Au moment où nous sommes revenu sur lui, il était pratiquement seul! Drôle de prestation tout de même, qui a sûrement valu à toutes les personnes qui désiraient courir en 1h50 et qui l’ont suivi dès le départ de ne pas tenir leur objectif pour être parties beaucoup trop vite!

Voici venue pour moi le temps de la récupération avant mon prochain objectif: Le Marathon de Stockholm qui se tient cette année le 1er Juin.

Et vous, connaissez-vous le Marathon de Genève for Unicef, l’avez-vous déjà couru? Qu’en avez vous pensez?

Avez-vous déjà suivi un meneur d’allure, qu’en avez-vous pensé?

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