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Courir le Semi-Marathon du Lac d’Annecy est devenu un incontournable de ma saison de Running, et ce depuis quelques années:

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Voici mes chronos officiels, ce qu’on appelle dans le jargon les temps scratch:

  • 2009 – 1h50mn39s
  • 2010 – 1h57mn04s
  • 2011 – 1h58mn57s
  • 2012 – 1h52mn58s
  • 2013 – 1h49mn43s

Il s’agit du seul temps officiel et il correspond au temps qui s’est écoulé entre le départ officiel et le moment où vous avez franchi la ligne d’arrivée. Plus la course compte de participants plus vous mettrez de temps à passer la ligne de départ et plus votre temps scratch différera de votre temps de course réel. Le classement scratch, quant à lui, est le classement tous concurrents confondus et ne tient donc pas compte des catégories (Homme/Femmes, Espoir/Senior/Vétéran)

Le parcours est objectivement magnifique. Quant à l’ambiance, elle est toujours aussi détendue, bon enfant, festive … Mais cette année, elle était quelque peu particulière: Les maillots verts stéphanois ont remplacé la marée des tee-shirt bleus distribués lors de la remise des dossards. L’équipe de football de l’AS Saint-Étienne ont remporté la veille la coupe de la Ligue après des années de disette, ravivant la légende des Verts!

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Après avoir patienter près d’une demi heure dans un des sas de départ, entraîné par la foule et la diffusion des succès musicaux du moment, on démarre sur la route qui longe cette très belle esplanade qu’est Le Pâquier, à Annecy. D’une superficie de plus de 7 hectares, elle offre une vue imprenable sur le lac et les montagnes qui l’entourent. Impossible pourtant d’admirer cette vue digne des plus belles cartes postales au moment du coup d’envoi de la course tant la foule est dense et le peloton nerveux. Après un ou deux kilomètres, on abandonne la route pour la piste cyclable, qui longe une bonne partie du lac. Le paysage est tout aussi beau et, les écarts commençant à se faire, on peut lever les yeux et y jeter de rapides coups d’oeil. Aux alentours de la demi-heure de course, il ne faut absolument pas manquer ce moment où vous croisez les premiers coureurs déjà en train d’en découvre avec les derniers kilomètres. Certains applaudissent, d’autres accélèrent … Tout le monde commente immanquablement la foulée, l’allure de ces coureurs qui semblent ne pas participer à la même course que nous. Les zones de ravitaillement à Annecy sont parmi les plus « casse-gueule » de tous les compétitions auxquelles j’ai déjà pris part. Les stands sont souvent à des endroits peu stratégiques et surtout ils sont disposés de part et d’autre du tracé, obligeant à zigzaguer pour éviter coureurs, spectateurs, peaux de bananes et gobelets en papier … Une vraie patinoire pour les derniers à y passer!

A mi-parcours,  après avoir fait une boucle en dehors de la piste cyclable, sur  un chemin en terre, on la récupère pour le chemin du retour. Le point de vue est nettement moins spectaculaire mais la fatigue aidant, on se concentre sur d’autres choses comme sur les jambes qui commencent à être lourdes, les pieds qui commencent à s’échauffer et le souffle à devenir plus prononcé. Après de long kilomètres sans encouragements, en effet peu de spectateurs remontent la piste cyclable pour aller voir passer le peloton, on est presque soulagé d’apercevoir la foule aux abords de la vieille ville. Après avoir fait le tour du Jardin de l’Europe toujours aussi surpeuplé, être passé à proximité du Pont des Amours, c’est le moment d’aborder Le Pâquier pour un dernier virage des plus cassants et de puiser dans ses forces pour relancer l’allure, histoire de passer la ligne d’arrivée à plein vitesse. Et on déroule le tapis rouge, s’il vous plaît!

Une fois la ligne passée et le tapis rouge franchi, on découvre l’envers du décor. Le gros point faible de cette organisation: La sortie se fait par un entonnoir, forçant les coureurs exténués à patienter de très longues minutes avant de pouvoir s’extirper de la foule aux relents de transpirations et autres odeurs désagréables. Et quand il pleut, c’est le bain de boue assuré! On comprend alors pourquoi les coureurs que l’on a croisé avaient l’air si pressé de boucler la course dans les premiers!

Autre étrangeté par rapport à d’autres semi-marathon, aucune médaille n’est distribué. Alors si vous avez lorgné sur les beaux exemplaires que vous avez vu accrochés au cou des personnes que vous avez croisé en rejoignant le départ et qui semblaient avoir mal aux jambes, sachez qu’il faut être marathonien pour y prétendre. Je n’ai jamais pris le départ du marathon mais j’imagine que le parcours, dont une partie est commune à celui du semi est tout aussi agréable!

Cette édition 2013 a été pour moi l’occasion d’une part de descendre sous les 1h50 mais également de courrir mon premier semi-marathon seule. J’ai couru le premier en compagnie d’un collègue autrefois sportif et qui n’avait pas hésiter à m’abandonner à quelques kilomètres de l’arrivée, histoire de sauver l’honneur. Depuis, je cours systématiquement en binôme avec mon amoureux qui s’est malheureusement blessé et a dû déclarer forfait cette année. C’est avec quelques appréhensions que j’ai pris le départ cette année, livrée à moi-même. J’avais peur de ne pas faire preuve d’autant de courage, de finir par m’écouter et ralentir dans les derniers kilomètres, … Tout s’est bien passé heureusement et c’est avec soulagement que j’ai été décrassé avec lui le lendemain.

Décrasser est encore une terme issu du jargon du Running. Décrasser signifie aller courir dans les jours qui suivent une compétition, à une allure très réduire afin de soulager les courbatures dû à l’effort intense de la course. Sachant que les courbatures arrivent à leur intensité maximale non pas le lendemain mais le surlendemain de l’effort, il est très recommandé de courir le jour suivant la course, très lentement. J’avoue que c’est la première fois que je trouve le courage de m’élancer (si on peut utiliser ce mot tant mon allure était ridicule)  un lendemain de compétition, mais je n’ai pas regretté. Les courbatures n’ont fait que diminuer après cette sortie douloureuse.

Le prochain objectif de la saison pointe déjà le bout de son nez, il s’agira du semi-marathon de Genève qui a lieu le 5 mai, dans à peine une semaine.

Bon week-end sportif!

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