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fartleckLe fartlek, ce mot mystérieux, vient en fait du suédois et signifie « jeu de vitesses« . C’est une méthode d’entraînement mis au point par le suédois Gösta Holmer dans les années 60.

Adoptée par de nombreux entraîneurs depuis, c’est devenu un classique des séances d’entraînement en course à pieds.

Principe

Comme son nom l’indique, une séance de fartlek se base sur l’enchaînement de phase de course à des allures différentes. Après une phase d’échauffement, le coureur est invité à enchaîner accélérations et footing de récupération. Les changements de rythmes peuvent être variés et balayer toute une palette de vitesses – de l’allure marathon à celle proche des 100% VMA.

Trois types de séances possibles

  • Les séances sur terrain uniforme. Les phases d’accélération et de récupération sont alors programmées à l’avance. Il s’agit de séances de fractionné en nature. Très pratique si vous n’avez pas accès à une piste d’athlétisme pour vos séances de vitesse.
  • Les séances du terrain accidenté. Le parcours doit être soigneusement préparé afin de permettre au coureur d’y associer des allures adaptées.
  • Les séances en improvisation. L’alternance des accélérations et des récupérations (à faire en courant) est alors guidée par les sensations du coureur. C’est le type de séance le plus difficile à suivre. Il n’est pas toujours évident de trouver le juste milieu entre trop s’écouter et en vouloir trop! Le but n’étant pas de s’épuiser. Elles sont redoutablement efficace cependant!

Les avantages

Le fartlek a l’énorme avantage d’être facilement abordable (contrairement au séance de fractionné qui ont lieu de préférence sur piste), ouvert à tous les niveaux  (Mêmes les coureurs débutant peuvent s’y adoner en respectant un intensité d’effort à la mesure de leurs possibilités) et ludique (Que ceux qui ne se sont jamais ennuyés à courir des séries de 400mètres sur une piste d’athlétisme me contredisent!)

Mais ce n’est pas tout:  Amateurs de 10km, semi-marathons et de marathons, vous avez surement pu constater que les parcours de ces compétitions présentent tous des difficultés (bosses, chemins en terre, descentes, virages serrés …) et qu’il n’est pas rare d’avoir à changer de rythme en cours de course (ravitaillements, rétrécissement de chaussée, bouchons 🙂 ). Le fartlek et ses variations d’allure est le meilleur moyen de se préparer à ces aléas de courses qui ont souvent tendance à nous perturber outre mesure. S’habituer à courir sur des parcours accidentés, à des allures variées est le meilleur moyen d’y remédier et de pouvoir faire face à n’importe quelle configuration de course.

Et vous, avez-vous déjà pratiquer le fartlek? Qu’en avez vous pensé? …

Bonne course!

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