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barca1_05Au programme de notre première journée à Barcelone, la visite du célébrissime Parc Güell. C’est avec plaisir que nous avons abandonné Genève et son temps hivernal au petit matin pour atterrir une grosse heure plus tard à Barcelone, baignée de soleil et enveloppée d’une chaleur printanière que nous n’espérons plus en France!

Comme on s’y attendait, nous étions loin d’être les seuls à arpenter le parc, la fréquentation était semblable à celle du métro parisien aux heures de pointe mais bien loin de la cohue qu’on peut observer habituellement dans des lieux si fréquentés. La magie des lieux est peut-être pour quelque chose dans cette ambiance détendue, ludique et calme mise à part les moments où l’on croise les vendeurs à la sauvette pourchassés par les policiers. Le parc se situe sur une colline, et nécessite donc de monter quelques marches mais rassurez-vous de nombreux bancs sont disponibles pour reprendre son souffle en écoutant un des nombreux musiciens dont la plupart sont loin d’être mauvais.

Un peu d’histoire

La Parc Güell est l’œuvre de l’architecte Antoni Gaudi, personnalité indissociable de la capitale catalane et dont les ouvrages fleurissent un peu partout dans la ville.

A l’origine du projet, la commande d’un lotissement avec des résidences familiales pour la haute bourgeoisie catalane par un industriel catalan fortuné, Eusebi Güell. C’est la colline El Carmel, située au sud de la ville qui fût choisie pour la construction qui devait comporter une soixantaine d’habitations ainsi qu’une chapelle mais seulement trois lots furent vendus dont un que Gaudi acheta pour lui, l’actuelle Maison-Musée Gaudi, où il vécut jusqu’en 1925. Le parc devint propriété de la ville de Barcelone en 1923 et fût inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984 en tant que contribution au développement de l’architecture et des techniques de constructions: L’occasion de bénéficier d’une vaste opération de restauration entre 1985 et 1993 sous le responsabilité de deux architectes, José Antonio Martínez Lapeña et Elías Torres. Les choix de ces derniers ont donné lieu à une polémique notamment concernant l’habillage en céramique du banc de forme ondulée de la terrasse du parc.

Visite du parc

Le parc est ouvert tous les jours et son accès est totalement gratuit! Vous pouvez vous y rendre en métro (le moyen de transport le plus pratique à Barcelone), descendez à la Station Vallarca (Ligne L3). Un peu de marche est nécessaire pour atteindre l’entrée du parc.

En plus d’offrir un très beau point de vue sur la ville entière de Barcelone, ce parc est un véritable d’œuvre d’art. En effet Gaudi a laissé libre cours à son imagination. Vous pourrez notamment admirer:

Le mur d’enceinte réalisé en mosaïque et qui comporte d’énormes médaillons en forme de bague de cigares, clin d’œil à la fabrique de cigares de Güell aux Philippines et à Cuba. Les quatre bandes rouge représentent, quant à elles, les quatre barres de l’écusson de la Catalogne. barca1_02

Les pavillons d’entrée prévus à l’origine pour la conciergerie et le bureau de police de l’urbanisation, sont en forme de champignons. Un des deux abrite la boutique de souvenirs du parc, pas franchement convaincante!

Les escaliers majestueux dont le centre est occupé par des fontaines, la plus célèbre étant celle en forme de salamandre. Impossible de faire la moindre photo de cette magnifique sculpture tant la foule était dense à cet endroit. En haut de ces escaliers se trouve la Salle Hypostyle initialement prévue pour abriter un marché, elle est soutenue par 84 colonnes et son plafond est décoré de reproduction de la lune et du soleil. Envoûtant!barca1_11

Au dessus de cette salle se trouve un des principales attractions du parc, hormis la fontaine salamandre, le plus long banc ondulé du monde. Orné de mosaïques, plus exactement de trencadis, technique de mosaïque utilisant des morceaux cassés et dépareillés de faïence ou de verre de couleur, ce lieu de rencontre offrant un beau panorama sur la ville de Barcelone. Inutile de vous préciser que les places y sont chères. La patience est de mise pour profiter de l’endroit!
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Le Calvaire qui est le plus haut point de la colline se compose de trois croix dont la plus grande représente Jésus. Nous n’avons pas pu y monter car l’endroit avait été pris d’assaut en ce Vendredi Saint et au moment de notre visite avait lieu un office en plein air. Gaudi s’est inspiré Talayots de Minorque (tombeaux préhistoriques) pour concevoir cet endroit à l’endroit initialement prévu pour une chapelle.

De larges viaducs aux formes biscornues sillonnent le parc et permettent d’atteindre sans trop de peine les hauteurs afin d’admirer la vue panoramique sur la capitale catalane. Leur architecture est remarquable d’inventivité: accumulation de pierre, sculptures primitives, colonnes penchées, splendides jardinière en forme de troncs d’arbres pétrifiés. Prenez le temps d’admirer les détails, le dépaysement est garanti!
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La Maison-musée de Gaudi que nous n’avons pas visitée, préférant profiter de ce bel après-midi ensoleillée  dans les allées du parc. (Tarif 5.50 euros)

Préférez une visite matinale, plus propice au calme et aux beaux clichés!

La Barcelonetta

Il s’agit du quartier situé près de la plage et et du port. Construit à partir de 1753 au moment de la création du Parc de la Ciutadella, tout proche de notre hôtel, ce quartier était autrefois fréquenté essentiellement par les pêcheurs et les marins. Totalement restructuré à l’occasion des Jeux Olympiques de 1992, il possède désormais une très belle façade maritime et est devenu un endroit très prisé par l’ensemble des barcelonais.

Pour manger

Situé dans le quartier de L’Eixample, le Bar Mut est certes loin d’être bon marché, on peut même dire hors de prix, mais la qualité de ce qui y est servie vaut le détour. L’absence de menu et de tarif est néanmoins déconcertante tout comme la difficulté pour certains serveurs de s’exprimer en anglais. Très bonne expérience gustative (Il s’agissait de mon premier restaurant en tant que végétarienne) mais grosse déception en ce qui concerne le rapport qualité/prix!

Autre quartier et autre prestation. Le bâtiment qui abrite le restaurant Can Ramonet est soit disant la plus vieille bâtisse du quartier de la Barcelonetta, construite il y a près de 250 ans. Elle fût pendant de nombreuses années une taverne point de rendez-vous des pêcheurs. En 1956, alors qu’elle est sur le point d’être convertie en musée, le restaurant ouvre ses portes. L’endroit est empreint d’histoire et d’un vague air de nostalgie, en témoigne la présence de nombreux objets d’époque en guise de décoration (comme cet article de journal affiché à proximité du tonneau nous faisant office de table). Si le vin servi est tout à fait honorable, il n’en va pas de même avec l’assortiment de tapas que nous avons goûté. Trop de gras et pas assez de goût!

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