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veggie_mccartneyIl y a de çà un mois à peine, je vous parlais ici des raisons qui m’ont poussées à me poser de quelques questions concernant mon alimentation et notamment ma consommation de produits d’origine animale.

Cette réflexion résulte, comme je vous le disais à ce moment là, des propos de la star du monde végan outre-atlantique Gary Yourofsky. Son argumentation est loin d’être loufoque comme je l’imaginais, et si elle a débouché chez moi sur la décision de devenir végétarienne, je pense qu’elle est assez pertinente pour inviter au moins les personnes qui prendront le temps de l’écouter attentivement à s’interroger sur leur rapport à la viande et aux poissons.

Continuer à manger des porcs et des volailles élevés en batterie, du poisson d’élevage, des œufs de poules n’ayant jamais vu le jour et boire du lait provenant d’usine à lait est irresponsable pour chacun de nous. Aussi bien pour notre propre santé (l’abus de protéines animales a des effets néfastes indéniables tout comme l’utilisation abusive d’antibiotiques destinés à augmenter le rendement des élevages industriels), pour l’avenir de la Planète (La production de viande contribue plus au réchauffement climatique que l’ensemble des transports mondiaux!) et pour lutter contre la faim dans le monde qui ne cesse d’augmenter, chaque personne est moralement tenue de réfléchir et faire en sorte de ne pas contribuer à ce modèle des plus immoraux. Il n’est bien entendu pas question de convertir l’ensemble de l’humanité au végétarisme mais bien de revenir à la raison et ce pour le bien de tous, y compris les animaux.

Pour ma part, ce mois de végétarisme m’a convaincu de la facilité avec laquelle je peux participer à cet effort collectif. Je n’ai pas failli durant le mois qui vient de s’écouler. Il faut dire que je ne suis pas une grande adepte de la viande hormis peu être le bon jambon cru. J’ai simplement arrêté de consommer quotidiennement des produits type « Jambon », « Blanc de dinde », « Filets de poulet » industriels que je n’appréciais pas mais que je croyais indispensable à une alimentation équilibrée au vue de ma consommation quasi nulle de viande cuite. J’ai pris soin de les remplacer par des aliments 100% végétal dont le goût m’a agréablement surprise. Comme quoi, contre toute attente il existe de très bons substituts à la viande. Il faut prendre le temps de les goûter, de les choisir en fonction de ses goûts mais sachez que les bonnes choses existent aussi en version végétale, à commencer par les fruits et légumes dont la pleine saison est sur le point de commencer. J’essaierais de vous présenter quelques unes de mes découvertes prochainement.

Je ne me suis pas sentie amoindrie ni fatiguée malgré ma passion pour le running qui nécessite beaucoup d’énergie. Je n’ai pas de bouton sur le visage et mes cheveux sont toujours sur ma tête. Bref, j’ai survécu à cette expérience inédite. Je vous encourage à tenter cette expérience également, en adaptant la durée de cette dernière à votre consommation de viande. Si vous en consommez tous les jours, vous pouvez vous joindre au mouvement Meat Free Monday, qui consiste à faire de vos lundis des jours 100% végétariens (Pas de viande ni de poisson). Cette initiative, à laquelle tout le monde peut prendre part, est parrainée par Paul MacCartney et d’autres personnalités pas forcément végétariennes le reste du temps. Mon copain qui, je le précise, n’est pas végétarien s’est lancé, et pour le moment il n’a pas l’air de trop souffrir! Alors, pourquoi pas vous?

En ce qui concerne le poisson, cet aliment tant vanté pour ses qualités diététiques, il est effarant d’apprendre l’impact écologique que certains produits ont, et notamment un met dont je raffolais et auquel je vais devoir renoncer: les crevettes.  La pêche à la crevette n’est rien d’autre qu’un sabotage de nos fonds marins et les techniques qui y sont associées un véritable scandale tant elles sont basées sur le gâchis. Je vous invite à parcourir le web pour en connaître les détails, de nombreux articles traitent du sujet comme celui-ci par exemple. Encore une fois, peut-être trouverez-vous difficile de renoncer aux fruits de mer, aux poissons totalement … mais il est complètement envisageable d’arrêter le poisson pané, les beignets de crevettes …

Ma quête est loin d’être terminée. J’ai entamé également une réflexion sur les cosmétiques. Je n’hésite pas à mettre le prix dans des produits dits de « Luxe » afin d’être sûre de l’absence d’effets néfastes sur ma peau mais je ne me m’étais jamais interrogée sur les méthodes de tests de ces produits toujours plus innovants les uns que les autres. Fort heureusement les tests sur les animaux sont désormais interdits en Europe et ce depuis le 11 Mars 2013 (C’est tout récent!) mais difficile d’être sûr que les grandes marques ne trouveront pas de combines pour continuer à les pratiquer en cachette. En attendant, je vais me tourner vers des marques qui ont fait de la lutte contre les tests sur les animaux leur marque de fabrique, moins prestigieuses, elles ne proposent par pour autant des produits de moins bonne qualité. Je vous reparlerai très vite je l’espère des produits qui m’ont réellement conquise!

Et après?

Il n’y a aucune raison qui me ferais pour le moment changer d’avis et faire marche arrière. Je vais donc continuer à ne plus consommer de viande ni de poisson. J’aimerais également diminuer ma consommation de produits laitiers et d’œufs. L’idée n’est pas de devenir végétalienne mais d’en avoir une consommation réduite à son strict minimum et d’en profiter pour découvrir des recettes qui n’en contiennent pas.

Au delà du goût de certains aliments auquel j’aurais bien dû mal à renoncer définitivement (Yaourts blanc « Maison », fromages, brioches, …), je conserverai toujours un semblant de consommation de produits d’origine animale pour une raison: Le facteur d’exclusion sociale inhérent au végétalisme. Complexe à gérer. J’ai pu déjà constater de la difficulté de manger à l’extérieur en tant que végétarien. Trop peu de plats végétariens sont à la carte des restaurants et ils font rarement partie des menus que vous propose votre entourage lorsqu’il vous invite à manger. Difficile donc de ne pas ennuyer votre famille et vos amis, avec les conséquences de votre choix en matière d’alimentation. Se donner la possibilité de manger occasionnellement des produits d’origine animale permettra sans doute de minimiser la cohabitation à table et de ne pas totalement m’exclure des moments privilégiés que constituent les bons repas.

Et vous, comment votre passage au végéta*isme s’est-il déroulé? Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées?

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