Mots-clefs

, , , , ,

vegan1Tout a commencé par la lecture d’un billet sur le blog d’Eleonore Bridge, où elle explique son choix de ne plus manger de viande et ce jusqu’à nouvel ordre, suite à la lecture de Faut-il manger les animaux? de Jonathan Safran Foer, livre que je n’ai pas encore lu mais dont j’ai entendu parler à de nombreuses reprises. La réflexion de de la blogueuse est juste et invite à la réflexion: Elle ne désire plus manger de viande tant qu’elle n’aura pas les réponses aux questions qu’elle se posent concernant cette industrie omniprésente dans notre société mais néanmoins totalement inconnu du grand public. L’article a donné lieu à de nombreux commentaires parmi lesquels celui d’une certaine Zelia qui mentionnait une vidéo qui l’a définitivement décidé à franchir le pas et à ne plus consommer de viande ni de poisson. Il s’agit d’un discours que Gary Yourofsky a donné à l’université Georgia Tech. Son nom ne vous dit rien et pourtant c’est une star outre-atlantique où il milite pour le droit des animaux. Végan convaincu, ce militant de la cause animale a été arrêté pas moins de 13 fois, et a notamment été incarcéré dans une prison haute sécurité au Canada, suite à des dégâts qu’il a causés dans une ferme à fourrure du Canada, en libérant plus de mille visons!

Le véganisme est une forme « extrême » de végétarisme, un mode de vie fondé sur le refus de l’exploitation et de la cruauté envers les animaux. Un végan ne consomme aucun produit d’origine animale pour son alimentation ce qui fait de lui un végétalien. Au delà de son régime alimentaire, il boycotte également la consommation ou l’achat de tout produit issu d’animaux ou testé sur eux: Exit le cuir, la fourrure, la laine, la soie, la cire d’abeille, les cosmétiques ayant fait l’objet de tests sur les animaux et même les loisirs faisant intervenir des animaux comme par exemple l’équitation.

Pour être très franche, cet extrémisme m’a toujours fait sourire et j’ai longtemps considéré ses adeptes comme des personnes totalement dingues ou juste en quête de singularité, sûrement comme vous qui êtes en train de me lire? Évidemment je ne suis pas un monstre et j’ai beaucoup de mal à accepter l’idée qu’on puisse tester les cosmétiques sur les animaux avant de les commercialiser, qu’on puisse tuer un animal pour sa fourrure ou encore qu’on puisse maltraiter ou abandonner un animal de compagnie au moment des vacances … Mais j’achète des produits de beauté sans me poser de question, j’ai  même une des ses doudounes dont la capuche est bordée de fourrure (du raton laveur) … En ce qui concerne mon alimentation, j’ai commencé à éprouver de la mauvaise conscience à la vue des nombreux reportages que l’on peut voir à la télé et j’ai déjà adopté une amorce de comportement responsable dont je suis relativement fière même s’il s’agit d’une infime contribution: Je ne consomme que de la viande Label Rouge,  que des œufs d’élevage en plein air et je boycotte totalement le foie gras.

Et puis hier, j’ai succombé à la curiosité et j’ai cliqué sur le lien vers ce discours d’une de ces personnes que je considère comme bizarres. Cela a été un véritable choc! Le discours est d’une logique implacable. Les faits sur lesquels repose sa démonstration méritent à être vérifiés mais le constat est là, il est temps d’ouvrir les yeux et de réaliser ce que notre comportement implique en ce qui concerne le traitement que l’on inflige au animaux.
Je vous invite à prendre le temps de regarder la vidéo suivante dans son intégralité:

Pour ma part ce discours a déclenché un véritable déclic. Non seulement nous maltraitons l’ensemble du monde animal. Les animaux maltraités ne sont pas seulement que l’on abat d’une manière discutable mais également ceux dont on détruit l’habitat pour faire d’immense champs afin de produire la nourriture nécessaire à l’élevage intensif. Nombre de personne pensent que tuer un animal pour le manger n’est pas un acte de barbarie et j’ai tendance à penser la même chose mais, l’élever dans des conditions sanitaires défiant l’entendement est impardonnable. Les animaux ont une conscience, il n’y a qu’à regarder votre animal de compagnie venir quémander une caresse pour vous en convaincre. Il est par conséquent intolérable de fermer les yeux sur les abus de l’industrie agroalimentaire. Le consommateur est roi, il détient le pouvoir énorme de ne pas acheter ce qui est la résultat d’une action qu’il ne cautionne pas! Malheureusement le bien être des animaux que nous destinons à notre alimentation à un prix qui se répercute forcément sur le budget de l’acheteur en fin de chaîne. C’est à chacun en fonction de ses moyens de lutter contre cette boucherie industrielle.

Personnellement, l’idée de ne plus vivre de l’exploitation des animaux est relativement tentante mais je me demande dans quelle mesure elle est réalisable et ma crainte principale se situe au niveau de la santé. Comment peut-on se passer totalement d’aliment d’origine animal sans pour autant être victime de carence, manquer d’énergie et sans renoncer à certaines activités sportives en raison de blessures qui pourraient être favorisées par une alimentation déséquilibrée? Mon autre crainte concerne la qualité des aliments de substitution que l’on est amené à manger pour compenser tous les aliments que l’on ne peut plus consommé. Je ne conçois pas de manger des produits d’une qualité et d’un goût contestables sous prétexte de servir la cause animale.

Je vais donc faire un premier essai, histoire de tester ma détermination et mesurer les efforts à faire pour minimiser mon impact concernant l’exploitation des animaux: Le mois de mars, sera pour moi un mois végétarien. Je ne consommerai ni viande ni produits de la mer. A l’issue de ce mois d’essai, je déciderai ou non de poursuivre mon nouveau régime.

Et vous, comment vivez-vous l’actualité autour de l’industrie agroalimentaire et en particulier le circuit de la viande? Êtes-vous prêt à entamer une réflexion sur votre alimentation? Qu’avez-vous penser du discours de Gary Yourofsky, vous paraît-il pertinent?

Publicités