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Au programme de cette journée, la visite de la Statue de la Liberté et d’Ellis Island.

Comme je vous l’annonçais dans le programme de ce séjour, nous n’avons malheureusement pas pu visiter ces deux sites car ils sont actuellement fermés au public pour une durée indéterminée suite au passage de l’ouragan Sandy. Nous avons dû nous contenter d’une croisière qui nous a permis d’approcher de plus près les deux îles fermées mais également d’admirer la Skyline mythique de New York! Je me console en vous proposant une brève présentation de ces deux symboles américains.

Statue de la Libertéj2nyc03

La Liberté illuminant le monde est le véritable nom de cette statue, offerte par la France pour célébrer le centenaire de la déclaration d’indépendance américaine du 4 juillet 1776. Le temps de trouver où ranger ce cadeau légèrement volumineux, l’inauguration eu lieu le 28 octobre 1886. Le projet fût initié par Edouard de Laboulaye en 1865. Juriste de formation,  il confia sa réalisation au sculpteur Auguste Bartholdi. Tenant plus du monument que de la traditionnelle sculpture, l’équipe dû faire appel aux conseils avisés d’un architecte et ce ne fût pas Eiffel qui fût appelé mais Eugène Viollet-le-Duc. Malheureusement, ce dernier ne vit pas l’aboutissement du projet puisqu’il mourut en 1879,  laissant sa place à Gustave Eiffel.

Utilisée comme phare entre 1886 et 1902, elle est depuis devenue un véritable symbole de la ville de New York mais également des États-Unis. Ce qui lui a valu d’être déclarée Monument National dès 1924 et de figurer au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1984.  Centenaire en 1986,  elle eut le droit à un week-end de festivités grandioses, Liberty Weekend,  auxquelles assistèrent de nombreux célébrités mais également François Mitterrand en tant qu’invité d’honneur (C’est tout de même un cadeau de notre part!)

Véritable star planétaire, elle a fait l’objet de nombreuses répliques. La plus grande copie, fondue par Bartholdi lui-même, trônait au jardin du Luxembourg à Paris jusqu’à l’année dernière où elle a été remplacée par une copie et mise à l’abri au musée d’Orsay. Savez-vous que la flamme du pont de l’Alma, où tant de personnes se recueillent en mémoire de la Princesse Diana, est une réplique de celle de la Statue de la Liberté?

Ellis Islandj2nyc02

Située à proximité de Liberty Island, l’île sur laquelle trône magistralement la Statue de la Liberté, son histoire est beaucoup moins glorieuse que celle de sa voisine. Cette île dont 83% de la surface est artificielle fût en effet pendant de longues années le point d’entrée aux États-Unis pour les immigrés. Avant son ouverture en 1892, ceux-ci débarquaient à la pointe sud de Manhattan au niveau de Battery Park d’où partent aujourd’hui les ferrys pour visiter les deux îles ainsi que les bateaux qui effectuent les croisières au large de Manhattan! L’arrivée de ces populations n’étant pas vu d’un bon œil de la part des habitants, les autorités décidèrent de déplacer le lieu d’accueil dans un endroit plus isolé où le contrôle serait plus aisé. C’est ainsi que pendant plus de soixante ans près de 12 millions de personnes transitèrent par ce minuscule bout de terre! Le bâtiment principal abrite aujourd’hui le musée de l’immigration.

Durant l’attente interminable pour passer le service d’immigration à l’aéroport, j’ai songé à ces personnes qui avaient tout quitté pour vivre leur rêve américain et qui avaient atterri à Ellis Island. L’attente ne se chiffrait pas en heures mais en jours, voir en mois et l’issue était plus qu’incertaine. Combien d’entre eux on vu leurs espoirs disparaître en apprenant qu’ils devaient rebrousser chemin?

j2nyc06Malgré l’air glacial, nous avons ensuite pris la direction de Financial District. Curieuse impression en déambulant devant les institutions que représentent le New York Stock Exchange (Plus grande bourse mondiale, qui ne se visite malheureusement pas), Federal Hall (situé à l’emplacement du premier Hôtel de Ville d’où le premier président américain, Georges Washington, prononça son discours d’investiture en 1789) , Federal Reserve (qui abrite la plus grande réserve d’or du monde avec plus de 9000 tonnes du précieux métal!).Sympa!

j2nyc08En tant que professionnels de la finance nous ne pouvions pas faire l’impasse sur le musée de la finance, Mu$eum of American Finance. Vous pourrez découvrir sous forme d’atelier les principaux instruments financiers et leur commerce, l’histoire de la monnaie américaine ou encore vous familiariser avec le langage des signes propre aux traders 🙂 Nous avons pu profiter d’une exposition temporaire intitulée « Barings in America« . La Baring’s était la plus vieille banque d’Angleterre jusqu’en 1995, année où elle fit faillite suite aux déboires d’un de ses traders,  Nick Leeson.  Comme je vous le racontais par ici, c’est l’histoire surréaliste de cette faillite qui m’a donné envie de découvrir le monde obscur mais passionnant de la Finance. Avant de faire faillite, la Baring’s a fait de nombreux investissements aux États-Unis. Certains se sont révélés très profitables et d’autres de véritables catastrophes. L’exposition est présentée sous la forme d’un jeu où l’on vous propose d’entrer dans la peau d’un investisseur et de vous prononcer sur la rentabilité éventuelle des principaux investissements historiques de la Banque. La Banque a notamment investi dans l’achat de la Louisiane par les États-Unis à la France.  A la fin de l’exposition sont  dévoilés les résultats financiers de chacun des investissements. A vous de vérifier vos talents d’investisseurs! Inutile de préparer un CV pour le cas ou vous feriez un sans faute, la Baring’s n’est plus en mesure d’employer qui que ce soit!  Le musée est ludique et à la portée de tous, moyennant un certain niveaux d’anglais tout de même afin de pouvoir comprendre la teneur des diverses documents!

Budget 8$ par personne

Pour manger

Sur le chemin du retour, nous avons traversé Little Italy vous n’aurez que l’embarras du choix pour le restaurant. C’est complètement au hasard que nous avons choisi le Da Nico Ristorante pour déjeuner. La salle principale était joliment décorée pour les fêtes. Nous avons pris deux pizzas et un verre de Chianti en accompagnement. Mentions spéciales pour le verre de vin généreusement rempli, le pain tel que nous le trouvons en boulangerie en France (Denrée rare aux États-Unis) et les bugnes offertes en fin de repas.

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Au menu du prochain numéro, la découverte du Metropolitan Museum of Art.

A très bientôt!

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