Mots-clefs

, , , , , , , , , ,

djangoOn l’attendait tous avec impatience et le voilà enfin: Django Unchained, le nouveau film de Quentin Tarantino est sorti en salle la semaine dernière. Tout effort méritant récompense, j’ai enfin pu aller assister à la projection du film hier soir. J’en ressors émerveillée, convaincue que le cinéma n’est pas seulement un divertissement mais bien un art à part entière.

On ne présente plus Quentin Tarantino ni les films qu’il a réalisés et qui sont devenus des films cultes: Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill, Sin City, Boulevard de la Mort, Inglorious Bastard

Si différents les uns des autres mais avec toujours en fil rouge (C’est le cas de le dire) ses deux thèmes de prédilection que sont la vengeance et la violence. Cette dernière est même insupportable prise au premier degré mais d’une rare beauté si on la considère avec le recul nécessaire. C’est sûrement la raison pour laquelle jeune adolescente je n’avais pas accroché aux scènes sanglantes de Pulp Fiction. Quand Kill Bill est sorti, impossible de me convaincre de le voir, j’ai mis un point d’honneur à boycotter ce qui représentait pour moi l’apologie de la violence. Le déclic a eu lieu quelque temps plus tard, lorsque j’ai vu Boulevard de la Mort qui n’est pas un modèle de films délicats. Le film ne présente aucune intérêt particulier sur le papier, il prend toute sa valeur à l’écran quand les scènes s’enchaînent tant les mouvements des acteurs semblent faire partie d’une chorégraphie. Un peu comme Paloma, la fillette du roman L’élégance du Hérisson de Muriel Barberry quand elle aperçoit le « mouvement parfait » d’un joueur maori en regardant un match de rugby à la télévision, j’ai entrevu le talent de Tarantino pour la mise en scène. Depuis, j’ai bien entendu revu tous ces films à l’exception de Reservoir Dogs et pu constater que cette impression n’était pas fortuite mais bien la signature de ce très grand monsieur du cinéma.

Son dernier opus ne déroge pas à la règle. Le film nous raconte l’histoire de Django, avec un D, esclave dans le sud des États-Unis peu avant le début de la Guerre de Sécession. Par un heureux hasard il va croiser le chemin d’un ex-dentiste allemand devenu tueur à gages, Dr King Schultz, qui va non seulement l’affranchir mais également faire de lui son associé. Libre, Django n’espère qu’une chose : Retrouver sa femme, elle aussi esclave et dont il a été séparé bien malgré lui !

Christoph Waltz, plutôt habitué aux rôles de très très méchants (On a pu le voir dans Inglorious Bastard en chef nazi et dans De l’eau pour les éléphants en directeur de cirque tyrannique), interprète magistralement ce dentiste loufoque, tantôt violent tantôt sensible. Quant à Jamie Foxx, dont on n’est pas prêt d’oublier l’étonnante prestation dans Ray, il campe parfaitement son personnage d’apprenti tueur à gages handicapé par sa couleur de peau dans une Amérique profondément raciste. Les deux acteurs principaux sont parfaitement épaulés par l’exceptionnel Leonardo Di Caprio qui pour la première fois en 16 ans ne tient pas le haut de la l’affiche. Son interprétation du terrible Calvin Candie est une fois de plus à la mesure de son immense talent. On est bien loin de ses premiers rôles de bellâtre !

Les images sont magnifiques (une partie a été tournée à Alabama Hills que j’ai pu visité cet automne et dont je vous ai parlé ici), la bande originale où se mêle Rap, country et musique classique aussi et le rythme parfaitement orchestré. Peu adepte des films qui dépasse les 1h45, je n’ai littéralement pas vu passé les 2h45!

Je ne saurais donc finir cet critique sans vous recommander chaudement d’aller voir ce petit bijou entre adultes bien entendu. Certaines images peuvent réellement choquées les plus jeunes!

Bonne séance!

Publicités