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ernestVéritable moment de poésie en ce début d’année que l’on annonce comme encore plus difficile que la précédente. Dès les premiers instants du film, on oublie la crise économique, le mauvais temps, les embouteillages… Bref les tracas de la rentrée s’estompent en un rien de temps pour laisser place à la douceur, au calme et à la beauté.

Le dessin est soigné, l’histoire attendrissante et la musique relaxante. Ernest et Célestine, est tiré d’une série de livres pour la jeunesse publiée par l’écrivain et illustratrice belge Gabrielle Vincent et dont le premier volume date de 1981, année de ma naissance. Le scénario est d’un certain Daniel Pennac, Prix Renaudot 2007 pour son essai Chagrin d’école  et auteur de La Fée Carabine que je vous conseille de lire très rapidement si ce n’est déjà fait tout comme ces autres romans.

Je mentirais en vous disant que je me suis endormie des années, bercée par la douce voix de ma mère me narrant les aventures de ces deux personnages si attachants mais il est indéniable que ce film évoque mon enfance car j’ai eu l’occasion de feuilleter quelques uns des nombreux albums de la série portant le même nom. Si on ajoute à cela mon amour indéfectible pour les ours que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ici, je ne pouvais pas manquer la sortie de ce dessin animé conseillé à partir de 3 ans 🙂

Ernest c’est l’ours aussi gourmand que pataud et Célestine la minuscule souris terriblement ravissante. Leur amitié tient du miracle: Non seulement il sont à première vue très différents l’un de l’autre mais ils font partie de deux peuples qui évitent soigneusement de se mélanger, de se croiser.

Célestine est un Rongeur, peuple vivant sous Terre et dont l’existence semble très liée aux dents de lait que perdent les oursons, véritable clé de voute de leur civilisation. Destinée à devenir dentiste, un métier de choix selon les siens, elle n’est pas bonne élève,  préférant de loin dessiner. Son sujet de prédilection, le « Grand Méchant Ours », personnage qui hante la plupart des habitants des sous sols, mais qui semble plus la fasciner que l’effrayer. Cette quasi dévotion pour l’ennemi juré des ses semblables lui vaut d’être très souvent mise à l’écart.

Ernest, quant à lui est un ours qui vit à la surface, au milieu de la forêt. Il mène une existence semble-t-il miséreuse ce qui le pousse à rejoindre la ville pour mendier de quoi manger. Inutile de vous préciser que la mendicité, comme chez nous, n’est pas bien vu chez les ours et qu’Ernest vit en marge de ses congénères.

Le film nous raconte leur rencontre et les difficultés qu’ils vont devoir affronter pour la faire accepter. C’est un très bon conte pour enfant sur un thème qui est loin d’être anodin et je dirais même presque d’actualité 🙂

A voir en famille ou bien entre adultes.

Bonne séance!

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