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Il est des films que l’on va voir un peu par hasard. Le sujet ne nous dit pas grand chose mais une programmation hebdomadaire relativement pauvre, la présence au casting d’un acteur dont on apprécie particulièrement le jeu finit de nous convaincre et nous voilà assis confortablement, espérant que notre intuition était bonne et que nous ne regretterons pas notre choix. C’est comme cela que je me suis retrouvée ce mardi soir à assister à la projection de End Of Watch.

A peine le film commencé que l’on se retrouve à bord d’une voiture de police en plein course poursuite, accompagné de deux jeunes officiers de police de Los angeles, Brian Taylor et Mike Zavala. Bienvenu dans un des quartiers les plus difficiles des Etats-Unis, South Central!

Loin des clichés habituels sur les duos de gros bras ne connaissant ni la peur ni l’échec, End of Watch nous propose de plonger littérallement dans le quotidien des policiers de quartier nettement moins glamour que celui de Mel gibson et Danny Glover dans l’Arme fatale. Le titre de ce film est emprunté à une expression renvoyant au registre que doivent remplir les policiers à la fin de chaque service. Ils doivent y consigner leurs interpellations quotidiennes avant d’indiquer la mention « End of Watch » (Fin de service) et de signer. Mais ce terme à un autre sens, beaucoup moins anodin, que vous aurez l’occasion de découvrir grâce à ce film.

La façon de filmer très sportive et la complicité évidente entre les deux deux acteurs principaux, Jake Gillenhaal coutumier des rôles de militaires (Brothers, Jarhead) et le moins connu mais néanmoîns très bon acteur Mickael Peña abonné jusqu’à présent à de petit rôles sans prétention (Million Dollar Baby, Collision, Babel, World Trader Center)  confère à ce film un réalisme digne d’un documentaire. Dès lors, même s’il peine au début à trouver son rythme et si par moment il y a quelques scènes trop caricaturales,  il est impossible de ne pas accrocher. C’est d’ailleurs un des rares films qui finit bien mieux qu’il n’a commencé. La fin en apothéose ne correspond pas forcément à ce à quoi on s’attendait au départ.

Au final, même si comme moi vous n’êtes pas vraiment friands de films violents (End Of Watch est déconseillé au moins de 12 ans), laissez-vous tout de même tenter par ce film où la fiction semble parfois rejoindre la réalité.

Bonne séance!

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