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Malgré la foule venue profiter du tarif réduit pour les détenteurs de la carte fidélité , nous avons réussi à avoir deux places pour le film Argo. Ce qui nous a sauvé la mise: La soirée spécial Twilight, merci amis vampires!

La critique semble unanime pour ce film, tiré d’une histoire vraie rocambolesque. Et si parfois, de bonnes critiques peuvent amener à de réelles déceptions, il n’en est rien pour Argo. Il faut dire qu’il possède des atouts de taille dont le plus important à mes yeux, un réalisateur de génie: Ben Affleck. Acteur quelconque, il devient franchement brillant quand il passe derrière la caméra. Il n’en est plus à ces premiers coups d’essais, on lui doit notamment Gone Baby Gone (2007) où il dirige son frère Casey Affleck et The Town (2010). Ce troisième film confirme les talents du jeune réalisateur qui n’est âgé rappelons le seulement de 31 ans.

Argo relate l’histoire vraie de l’exfiltration de six diplomates américains en novembre 1979 en pleine révolution iranienne. L’ambassade américaine vient être prise d’assaut par les révolutionnaires et l’ensemble du personnel pris en otage, seuls six personnes parviennent à s’échapper et se réfugient chez l’ambassadeur du Canada. Suspectés d’être des espions, ces personnes sont traquées à travers tout le pays et risque à tout moment d’être livrées aux révolutionnaires … et de mourir dans d’atroces souffrances. Les autorités américaines ont beau réfléchir, aucune solution classique ne semble convenir pour sauver les six malheureux. La CIA va mettre en place une opération basée sur une idée plutôt originale… Mais l’audace suffira elle au succès de la mission d’exfiltration … Vous ne le saurez qu’à l’issue du film au terme de deux heures de suspens intense.

Un peu d’histoire concernant la résolution iranienne et la Crise iranienne des otages

L’Iran est depuis la deuxième guerre mondiale dirigée d’une main de fer par Mohammad Rezah Shah Pahlavi, alias le Sha d’Iran, qui a certes fortement contribué à la modernisation et à l’occidentalisation de son pays mais également privée une bonne partie de la population des libertés fondamentales. La contestation du pouvoir apparaît rapidement et des émeutes ont lieu dès 1963 menées par un certain Kohmeini qui est expulsé du pays par précaution. Les américains participent activement au maintien au pouvoir du Shah jusqu’au 16 janvier 1979 date à laquelle le Shah quitte l’Iran pour les Etats-Unis, la contestation étant devenue trop importante.  C’est le moment que choisi Rouhollah Khomeini pour rentrer au pays après 15 ans d’exil et remettre de l’ordre parmi les révolutionnaires. Il devient Guide Suprême de la jeune république islamique le 1er Avril 1979, par référendum.

La Crise iranienne des otages marquée par l’occupation de l’ambassade américaine  et la prise en otage d’une cinquantaine de membre du personnel entre Novembre 1979 et Janvier 1981 pousse l’administration Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran et à mettre en place des sanctions économiques. Fragilisée, l’Iran sera envahi par l’Irak de Saddam Hussein, soutenu par … les américains qui cherchent à tout prix à isoler le pays du reste du monde.

Ben Affleck ne tombe pas dans le piège qui consiste à traiter un évènement politique à grand renfort de patriotisme et d’héroïsme, ni dans celui qui consiste à opposer les bons aux mauvais. Il se place au niveau de ces six personnes, coincées dans un pays qu’ils ne connaissent pas au milieu d’une population hostile . Seul importe leur évasion, leur survie.

L’atmosphère des années 70 est franchement très bien rendue. Afin d’aider ses acteurs à s’imprégner du rôle, Ben Affleck a eu l’idée suivante: Il a contraint la bande à passer une semaine complète dans une maison typique des années 70, éloignés des ordinateurs et téléphones portables, et ne disposant pour s’habiller que des incontournables de la mode d’alors. A vous de voir si cette préparation un peu spéciale a porté ses fruits!

Bonne séance!

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