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Vouant un véritable culte aux ours en peluche et étant détentrice d’un specimen datant de mes premiers instants en ce bas monde, je ne pouvais rater la sortie de Ted sous aucun prétexte. Mis à part cela, le casting propose un duo de choc, le musculeux Mark Wahlberg (La planète des singes) et la ravissante Mila Kunis (Black Swan),  servant très bien un scénario basé sur une idée aussi simple qu’originale.

Éternels adulescents,  John Bennett  et Ted entretiennent une relation d’amitié fusionnelle vieille de 27 ans! Vivant sous le même toit, ils passent leur temps à regarder des séries ringardes et à fumer de l’herbe. Cette attitude irresponsable n’a pas empêché John de rencontrer une femme merveilleuse mais qui commence à trouver cette amitié envahissante. Seulement voilà il n’est pas prêt à faire le deuil de sa relation privilégiée avec Ted : son ours en peluche!

L’origine de cette situation complètement loufoque est donnée avant le générique du début, sous forme de flashback et nous permet de comprendre à quel point John et Ted sont liés. Le film est parsemé de gags pas toujours très fins (Âmes puritaines passez votre chemin!), de références aux séries télévisées des années 80 et de plusieurs allusions curieuses à la tragédie du 11 Septembre. Pas si étrange que cela, quand on apprend que le réalisateur et Mark Wahlberg ont tous les deux échappé de justesse à la catastrophe : Un empêchement de dernière minute leur a fait rater leur vol pour New York,  vol prévu sur un des avions ayant percuté les deux tours.

L’animation 3D de Ted est particulièrement réussie. Le véritable problème est le choix de Joey Starr pour doubler l’ours dans la version française.  La voix manque de rondeur et si les excès de Ted lui ont surement conféré une voix légèrement éraillée, il est difficile de croire qu’un tel son puisse émaner d’un tel physique. Même problème pour la voix française de Mark Wahlberg qui malgré son physique de « No Life » fumeur de marijuana (Ne faites pas attention à ses biceps dont la taille avoisine celle des cuisses de Mila Kunis), possède le même timbre de voix qu’un adolescent en pleine mue. Peut-être un détail de trop au personnage immature qu’il incarne? Le doublage n’est pas la seule victime du goût prononcé du réalisateur pour les détails lourds et inutiles: le scénario s’égare un peu vers la fin et l’apparition de guest star totalement inutile.

L’impression générale est mitigée : Si l’idée de départ est vraiment originale et le début du film bien pensé, le scénario reste trop classique. Si le jeu des acteurs est particulièrement réussi, le doublage de la version française est totalement inadapté. L’originalité du réalisateur est mal apprivoisée. Bref, il y a à prendre et à laisser, à vous de vous faire votre propre idée.

Préférez sans hésiter la version originale!

Bonne séance.

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