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20121010-214211.jpgIl est loin le temps où la règle des trois unités était appliquée à la lettre. Si les règles d’unité de lieux et de temps n’ont jamais réellement prévalues dans le cinéma, la règle d’unité d’action reste tout de même un bon tuteur pour les scénaristes en herbe: Seuls les grands arrivent à s’en abstraire élégamment. Ce n’est malheureusement pas le cas de Christian Vincent. Les saveurs du palais, comme son précédent film Quatre étoiles, souffre d’un mélange des genres et le spectateur reste sur sa faim, un comble pour un film dont le thème central est la cuisine française.
Nous passons une heure agréable en compagnie de cette cuisinière épanouie, qui ravit les papilles d’un président agréable mais peu crédible … Quand tout à coup on se retrouve en plein drame, s’en l’avoir vu venir: Jalousie, machisme, restriction de budget, régime … Hortense est à la dérive!
Désagréable sensation d’avoir loupé une partie du film avant de se résigner en constatant que bon nombre des pistes ouvertes en début de film ont été peu ou passablement exploitées.
Restent heureusement la qualité des images des plats, la musicalité des répliques de Jean d’Ormesson et la jovialité communicative de Catherine Frot pour nous faire patienter dans le calme et la bonne humeur. L’impression qui domine est celle du gâchis: Comment peut-on louper un film comme celui-ci malgré un sujet hyper tendance, une actrice remarquable et une guest star prestigieuse?

Si vous aimez la cuisine, préférez donc vous installez devant Julie & Julia avec la talentueuse Meryl Streep, Ratatouille, ou encore L’aile ou la cuisse et Le Grand Restaurant avec Louis de Funès!

Bonne séance (tout de même)!

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