Mots-clefs

,

J’avais depuis longtemps envie d’aller voir un bon film d’action, comme les américains savent les produire. Pas l’ultime épisode d’une série ayant déjà fait ses preuves comme Jason Bourne, l’héritage ou bien Skyfall ni le deuxième volet d’une saga dont le premier opus n’était pas convaincant comme Taken 2, quelque chose de nouveau avec un scénario bien ficelé, de l’action soutenue par des effets spéciaux de qualité, une bande originale digne de ce nom et de nouvelles têtes.

La bande annonce était relativement alléchante mais, en cinéphile avertie, j’ai préféré me renseigner un peu avant de foncer tête baissée au cinéma en sortant du bureau.

Oliver Stone et ses chefs d’oeuvre que sont JFK, Platoon, Né un 4 juillet ou encore Alexandre, ont fini de me convaincre.

Savages, raconte une histoire banale: Deux jeunes californiens que tout oppose, Chon et Ben, mènent avec brio une affaire florissante. Fleurissante devrait-on dire car il s’agit d’un juteux trafic de cannabis, réputé être le meilleur au monde. Malheureusement la rançon de la gloire ne va pas tarder à arriver, puisqu’Elena, à la tête d’un cartel mexicain, sentant la fin de son règne venir, va tenter de s’emparer du réseau que les deux hommes ont construit autour de la vente du cannabis. Ne se sentant pas en mesure de travailler avec des criminels, Chon et Ben décident de prendre la poudre d’escampette mais Elena les prend de court en kidnappant ceux à quoi les deux hommes tiennent le plus: O, leur copine commune.

Impossible dès lors de fuir, une guerre sans merci s’engage donc entre les deux camps. Qui remportera ce terrible bras de fer?

Le scénario est on ne peut plus classique mais le génie d’Oliver Stone est de le rendre unique. La réussite réside sans doute dans le mélange des styles car le film est tour à tour palpitant, effrayant, drôle (les personnages incarnés par John Travolta et Benicio Del Torro sont caricaturaux et décalés), imprévisible …

Pour finir en apothéose sur la douce mélodie d’une reprise de Here Comes The Sun des Beatles.

A savourer sans modération.

Bonne séance

Publicités