Il est des moments dans la vie où on a la désagréable impression de ne plus avancer. Après l’exaltation suscitée par l’entrée dans la vie active et l’accès tant attendu à l’indépendance, la routine s’installe et l’heure de l’interrogation arrive.

C’est exactement à ce tournant de la vie que nous rencontrons Julie, le personnage central du roman de  Gilles Legardinier.

Julie, c’est un peu vous , c’est un peu moi. Vivant dans le quartier qui l’a vu grandir et entourée d’une bande d’amies d’enfance, elle profite de sa vie bien réglée de célibataire après avoir vécue une relation amoureuse difficile. Elle partage donc son temps entre son travail dans une agence bancaire, ses amies et ses parents avec qui elle entretient des rapports relativement privilégiés. Les jours se suivent et se ressemblent.

L’arrivée sur son palier d’un nouveau voisin des plus mystérieux va raviver chez Julie l’énergie folle de l’adolescence, celle qui nous insuffle les projets les plus folkloriques, celle qui nous pousse à prendre des risques et à exprimer notre créativité.

Et nous voilà partis pour un récit tantôt drôle tantôt touchant, émouvant et totalement bluffant par la justesse des mots. Impossible de finir le livre sans ressentir cette énergie dont on aurait tant besoin pour enfin se décider à faire ce qu’on a toujours eu envie mais que l’on a jamais osé. En ces temps de pessimisme collectif, « Demain j’arrête » est une véritable bouffée de fraîcheur, lecture idéale pendant les congés. Mais c’est également le meilleur moyen de préparer la rentrée car il est impossible de terminer sa lecture sans se sentir motivé comme jamais, prêt à faire le nécessaire pour venir à bout des choses dont on souhaite se débarrasser.

Bonne lecture!

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